Archive pour la catégorie ‘magazine’

Ca va voler le 9 mai !

Thursday 23 April 2015

Si les conditions le permettent, le record du TOUR DE BELLE-ILE, propriété depuis 2011 de Sébastien Josse (2h42), pourrait bien être battu le 9 mai, avec notamment les présences de multicoques volants, dont le multi70 Edmond de Rothschild (Sébastien Josse) et l’AC45 Groupama (Franck Cammas), dotés de nouveaux plans porteurs, mais également du 80 pieds Prince de Bretagne (Lionel Lemonchois), des ex-MOD70 Paprec Recyclage (Jean-Pierre Dick) et Oman Sail (Sidney Gavignet). Spectacle garanti pour les 500 voiliers attendus au départ !

La baie de Quiberon aura des petits airs de San Francisco le 9 mai prochain au moment où sera donné, à 10h, le départ du TOUR DE BELLE-ILE 2015. L’esprit de la dernière Coupe de l’America, qui a consacré les bateaux volants, soufflera en effet sur la huitième édition, avec la présence de multicoques s’inspirant directement des AC72 dont les vols au-dessus des flots à 45 nœuds ont régalé tous les amateurs de voile durant l’été 2013. Le plus proche en terme de philosophie sera l’AC45 Groupama, à la barre duquel Franck Cammas disputera cette saison les America’s Cup World Series. Modèle réduit d’un AC72 mais très proche du futur bateau de la Coupe, l’AC48, ce catamaran monotype de 13,45m aura tout juste été mis à l’eau en version volante, avec nouveaux foils et safrans. Dans la famille Groupama, il sera accompagné de l’Extreme 40 et du Class C, petit catamaran à foils et aile rigide de 7,62m aligné en septembre prochain sur la petite Coupe de l’America à Genève.

« Le Tour de Belle-Ile est l’événement idéal pour sortir notre flotte, nous avons des bateaux particuliers que les gens voient souvent dans les revues spécialisées, c’est bien aussi de les montrer en vrai lors de cette belle fête du nautisme, explique Franck Cammas, content de régater avec des multicoques de philosophies ou de tailles différentes. C’est sympa de mettre sur une même ligne des bateaux qui ne se rencontrent jamais. Je pense que notre AC45 sera totalement concurrentiel par rapport aux autres multicoques, surtout si la mer est plate. Quant au Class C, s’il y a 8 nœuds de vent et une mer plate, il peut battre tous les bateaux du monde ! »

Josse : « Nous viendrons claquer le record ! »

Autre bateau qui étrennera sur ce TOUR DE BELLE-ILE ses habits de lumière, le Multi70 Edmond de Rothschild de l’écurie Gitana, troisième de la dernière Route du Rhum dans une première version volante (safrans en T), que l’équipe a encore fait évoluer cet hiver avec la mise au point de foils asymétriques. « Nous montons d’un cran avec des plans porteurs plus grands pour que le bateau puisse vraiment s’arracher de l’eau », explique Sébastien Josse, vainqueur du TOUR DE BELLE-ILE en 2012 sur ce même trimaran et de l’édition précédente sur Gitana 11, record à la clé (2h42). Et l’intéressé d’ajouter avec une pointe de gourmandise : « Si nous avons de bonnes conditions, nous viendrons claquer le record, c’est le but ! » Enfin, si les conditions météo le permettent, le Gitana Team alignera également son GC32 Edmond de Rothschild, dont la barre sera confiée à Gurvan Bontemps.

Edmond de Rothschild ne sera pas le seul multicoque de 70 pieds puisque, dans des versions moins volantes, seront également de la partie les MOD70 Oman Sail emmené par Sidney Gavignet, qui participe pour la première fois à l’épreuve, accompagné de Damian Foxall et de navigants omanais qu’il continue de former, et Paprec Recyclage, skippé par un Jean-Pierre Dick toujours au rendez-vous du TOUR DE BELLE-ILE: « Je viens profiter de ce bateau extraordinaire en attendant mon prochain 60 pieds Imoca (Saint-Michel-Virbac, mis à l’eau en août prochain), c’est aussi une belle occasion de mettre en avant les couleurs de Paprec sur une course que j’apprécie, ce sera un beau week-end de partage », confie le Niçois.

Du partage, il en sera également question à bord du tenant du titre, le trimaran Sensation Océan (60 pieds), avec Alain Gautier à la barre d’un équipage composé en grande partie d’amateurs. « Je reviens tous les ans sur le Tour de Belle-Ile pour me faire plaisir et faire plaisir aux clients, c’était le cas l’année dernière avec des conditions incroyables et la victoire au bout. » Le trimaran de 80 pieds Prince de Bretagne, emmené par un Lionel Lemonchois lui aussi fidèle du TOUR DE BELLE-ILE, jouera aussi pour une place sur le podium, tandis que sont également annoncés plusieurs Multi 50, dont les deux premiers de la Route du Rhum 2014, FenétrêA-Prysmian (Erwan Le Roux) et Arkema-Région Aquitaine (Lalou Roucayrol). Vainqueur du premier TOUR DE BELLE-ILE en 2008 et première de la catégorie ‘Rhum’ sur la Route du Rhum 2014, Anne Caseneuve revient à la barre de son trimaran de 50 pieds Anéo. De bien belles glissades en perspective !

Tous fans du TOUR DE BELLE-ILE !

Thursday 16 April 2015

La grande majorité des 500 équipages ou plus qui prendront le départ de la huitième édition du TOUR DE BELLE-ILE le 9 mai est composée d’amateurs qui viennent sur la course pour un moment de plaisir et de convivialité. Et visiblement, une fois que l’on y a pris goût, on en redemande…

La course pour tous
Depuis sa création en 2008, le TOUR DE BELLE-ILE se fait fort de réunir sur une même ligne de départ des marins de tous horizons, du plaisancier du dimanche à l’amateur éclairé habitué des entraînements d’hiver à La Trinité-sur-Mer, en passant par le professionnel de la régate, qu’elle soit entre trois bouées ou hauturière. Et si ce sont les spécialistes du large sur leurs grands bateaux à trois coques (successivement Anne Caseneuve, Francis Joyon, Yves Le Blévec, Sébastien Josse, Yann Guichard et Alain Gautier) qui se taillent la part du lion au palmarès de l’épreuve, sur les pontons de La Trinité-sur-Mer ou des ports environnants, tous sont accueillis de la même façon, qu’ils naviguent en Muscadet à 4-5 nœuds ou sur un maxi-multicoque à 35-40 noeuds. « Pour nous, le petit croiseur de 7 mètres est tout aussi important que le grand trimaran de course, c’est une évidence et même un principe fondamental du Tour de Belle-Ile, expliquent les organisateurs Aurélie et Romain Pilliard. Ce n’est pas une course pour les professionnels, mais une course pour tous, avec les professionnels. »

Pour l’amour de la voile
Et des deux côtés, cette proximité entre professionnels de la course au large et amateurs, « qui fait vraiment partie de l’ADN du Tour de Belle-Ile », ajoutent les organisateurs, est unanimement appréciée. « C’est une course unique qui permet de rassembler des bateaux de toutes les tailles et des équipages très divers, expérimentés ou plus amateurs, c’est assez rare », confirme Julien Bentz, qui a eu la chance de courir le TOUR DE BELLE-ILE sur le 12m JI France en 2013. Même son de cloche chez Dominique Bourdon, qui a participé à plusieurs éditions : « Nous ne jouons pas dans la même cour que des grosses pointures de la voile comme Michel Desjoyeaux, Sébastien Josse ou d’autres, mais comme eux, nous aimons la mer, et ce qui nous relie l’espace d’un week-end, c’est l’amour de la voile. »
Cette communion laisse à tous des images indélébiles et Jean-Marie Mazéo, fidèle parmi les fidèles, puisqu’il n’a manqué que la première édition, garde en mémoire un croisement avec Gitana 11 dans la Teignouse ou « ce bord sous spi avec Pen Duick sous le vent juste à côté de Sauzon, c’était magique. » « C’est très impressionnant et un vrai plaisir pour les yeux de voir tous ces bateaux sur une même ligne, monocoques ou multicoques, anciens ou récents, de course ou de croisière », ajoute Michel Beauchesne, qui revient lui aussi tous les ans.

« Moment fort de l’année »
Car rares sont ceux qui, après avoir goûté au TOUR DE BELLE-ILE, ne remettent pas ça par la suite, tous appréciant la simplicité du parcours, mais également la convivialité d’un événement qui a certes vite grandi, au point d’être devenu en une poignée d’éditions le plus grand rassemblement de voiliers habitables en France, mais a su garder son authenticité. « Nous avons vu la course grandir, avec de plus en plus de participants, mais l’ambiance est toujours aussi bonne, le Tour est resté le même, confirme Dominique Bourdon. C’est une course qui se dispute dans un esprit familial, il n’y a pas forcément un esprit de compétition acharné, nous partageons tous la joie de naviguer sur un parcours magique. » « Moment fort de l’année », « belle fête », « instant de partage », « concept fédérateur », « idée formidable », tels sont les qualificatifs accolés au TOUR DE BELLE-ILE par tous ces amateurs qui se sont lancés un jour à l’assaut des 42 milles du parcours pour se retrouver quelques heures plus tard, un verre à la main et des étoiles plein les yeux, pour se raconter leurs belles histoires de mer lors de la soirée du samedi, autre rendez-vous fort de ce week-end pas comme les autres…

Les échos du TOUR DE BELLE-ILE :

Une croisière de luxe à gagner avec Dream Yacht Charter ! Spécialisé dans la croisière haut de gamme, Dream Yacht Charter devient cette année partenaire officiel du TOUR DE BELLE-ILE. Et pour fêter son arrivée sur l’événement, la société offre une croisière de luxe à l’un des 3000 participants du TOUR DE BELLE-ILE qui sera tiré au sort lors de la remise des prix le dimanche 10 mai en fin de matinée.

Le TOUR solidaire de Tara Expéditions. Sensibles depuis sa première édition à la cause environnementale et à la préservation des océans, les organisateurs du TOUR DE BELLE-ILE soutiennent cette année l’association Tara Expéditions, qui, via sa goélette Tara, mène depuis des années des expéditions aux quatre coins du globe, destinées à mieux comprendre l’impact des changements climatiques et de la crise écologique sur les océans, mais également à sensibiliser le grand public. Le départ sera donné par Romain Troublé, secrétaire général de Tara Expéditions, depuis la goélette qui servira ensuite de bateau comité sur la ligne d’arrivée. Il sera également possible de visiter Tara dans le port de La Trinité-sur-mer le vendredi 8 mai entre 14h et 18h (Cliquez ici pour vous inscrire au préalable).

3.000 marins amateurs et professionnels attendus sur le TOUR DE BELLE-ILE !

Monday 16 March 2015

La 8ème édition du TOUR DE BELLE-ILE aura lieu du 8 au 10 mai à La Trinité-sur-Mer. Comme chaque année, amateurs et professionnels se retrouveront le temps d’une journée de régate autour de Belle-Ile sur un parcours de 42 milles (78 km) avec un départ et une arrivée en baie de Quiberon. Le record des 517 bateaux inscrits sera-t-il battu ? Une chose est sûre, avec 246 inscrits à ce jour, il n’y a jamais eu autant de participants à moins de deux mois de l’épreuve !

Ouvert à tous les voiliers, les monocoques et les multicoques à partir de 6 mètres, le TOUR DE BELLE-ILE doit son succès aux centaines de plaisanciers amateurs qui se pressent chaque année sur l’immense ligne de départ. Mais si ces passionnés anonymes viennent partager une journée de régate en famille ou entre amis dans le somptueux décor de Belle-Ile et de la baie de Quiberon, c’est aussi pour côtoyer quelques uns des plus grands marins de la course au large. Ceux, qui à travers des courses mythiques comme La Route du Rhum ou le Vendée Globe, les font rêver !

Cette année, les amateurs auront la chance de naviguer avec le Maxi 80 Prince de Bretagne de Lionel Lemonchois ( 3ème du TOUR DE BELLE-ILE en 2013), les Multi 50 Arkéma de Lalou Roucayrol et Vers un monde sans sida d’Erik Nigon ou encore avec les IMOCA 60’ SMA (ex-Macif, vainqueur du dernier Vendée Globe) de Paul Meilhat et Initiatives-cœur de Tanguy De Lamotte. Le trimaran ORMA Sensation Océan d’Alain Gautier viendra quant à lui défendre son titre. Pour ces professionnels de la course au large, le TOUR DE BELLE-ILE est l’occasion de valider en course les optimisations réalisées pendant les chantiers d’hiver et de s’entraîner en vue de la prochaine Transat Jacques Vabre.

A ce jour, on compte déjà 246 bateaux inscrits dont 35 ‘Formule HN France’, 20 ‘jauge IRC’, 18 ‘31.7’, 16 ‘Grand Surprise’, 10 ‘Multi 2000’ et 3 ‘jauge Classique’ ! Et ce n’est pas fini, les inscriptions sont ouvertes jusqu’au 6 mai. Le record de 517 voiliers inscrits en 2014 pourrait bien être battu !

LE TOUR DE BELLE-ILE, la régate « pour tous » en chiffres :
– Une ligne de départ de 3 km en baie de Quiberon
– Plus de 3.000 marins présents tout le week-end à La Trinité-sur-Mer
– 51 % des participants viennent d’une région non côtière ( Et oui… ! ) dont 36% de la région parisienne.
– En 2014, le plus jeune participant avait 8 ans et le plus âgé : 77 ans !

Tara Expéditions donnera le départ du TOUR DE BELLE-ILE
La sauvegarde de l’environnement et de l’océan est une cause chère aux organisateurs du TOUR DE BELLE-ILE. Cette année, c’est donc la goélette Tara qui donnera le départ de la course et l’exposition « Notre planète océan » présente sur le village du TOUR DE BELLE-ILE permettra de sensibiliser les petits comme les grands. La semaine dernière à Monaco, Tara Expéditions organisait la conférence internationale « Plastique en Méditerranée, au delà du constat, quelles solutions ? » pour trouver des solutions à cette pollution qui dégrade un peu plus chaque jour les Océans. Cette année 2015 est aussi l’année “climat” en France avec la Conférence sur le Climat qui se tiendra à Paris à la fin de l’année. A cette occasion, Tara Expéditions a à coeur de partager cet enjeu Océan & Climat avec les marins du TOUR DE BELLE-ILE.

Des chiffres pour se mobiliser !
– 6,4 millions de tonnes de déchets sont rejetés chaque année dans l’océan
– 88% de la surface des océans est polluée par des micro-plastiques
– 80% des eaux usées sont rejetées dans la mer sans traitement
– 1 sac plastique utilisé en moyenne 20 minutes mettra 450 ans à se détruire dans l’océan !

Comme chaque année, l’organisation du TOUR DE BELLE-ILE offrira à chaque participant un sac en coton bio, un sac poubelle pour jeter ses déchets à terre, et une boîte plastique de poche servant de cendrier ou de boîte à souvenirs.

Le TOUR DE BELLE-ILE soutient Tara Expéditions, un engagement pour l’Océan

Thursday 5 February 2015

L’évènement soutient cette année Tara Expéditions qui agit en faveur de l’environnement et de la recherche grâce à un bateau mythique, Tara. La 8ème édition du TOUR DE BELLE-ILE se déroulera du 8 au 10 mai à La Trinité-sur-mer où l’on attend pas moins de 500 bateaux sur la ligne de départ en baie de Quiberon.

Depuis plus de dix ans, Tara et ses équipes n’ont cessé de travailler à terre comme en mer. La goélette a parcouru 300 000 kilomètres sur tous les océans et réalisé dix expéditions pour étudier et comprendre l’impact des changements climatiques et de la crise écologique sur l’Océan, avec des résultats concrets. Tara Expéditions agit aussi quotidiennement pour renforcer la conscience environnementale du grand public et des jeunes. Enfin, Tara Expéditions développe un plaidoyer afin de mobiliser la société et inciter les décideurs à avancer concrètement vers les solutions dont nous tous avons besoin pour la planète et pour l’océan.

Romain Troublé, secrétaire général de Tara Expéditions : « Nous sommes fiers de venir donner le départ du TOUR DE BELLE-ILE. Cette année 2015 est l’année “climat” en France avec la Conférence sur le Climat qui se tiendra à Paris à la fin de l’année et nous avons à coeur de partager cet enjeu Océan & Climat avec les quelques 3 000 marins, plaisanciers et passionnés de mer réunis par le TOUR DE BELLE-ILE. »

Romain Pilliard, organisateur du TOUR DE BELLE-ILE : « Nous sommes très heureux de soutenir Tara Expéditions à l’occasion de la 8ème édition du TOUR DE BELLE-ILE. Les participants du TOUR DE BELLE-ILE sont particulièrement sensibles à la cause environnementale et à la protection des océans, notre terrain de jeu. Le départ de l’épreuve sera donné depuis la goélette qui aura fière allure parmi les 500 voiliers du TOUR DE BELLE-ILE. En tant que bateau-comité, Tara accueillera aussi l’ensemble des participants sur la ligne d’arrivée au milieu de la baie de Quiberon. »

Visitez Tara à La Trinité-sur-Mer !

La goélette Tara sera présente dans le port de la Trinité-sur-mer et ouverte au public le vendredi 8 mai entre 14h et 18h (inscription au préalable sur ce lien : http://goo.gl/sox3fR, visite du pont avec un membre d’équipage). Tara sera également le bateau-comité de l’évènement le 9 mai. Romain Troublé donnera le départ officiellement depuis la goélette.

Tara s’expose sous le chapiteau du TOUR DE BELLE-ILE
A voir également, l’exposition “Notre planète Océan” réalisée par Tara dans le village du TOUR DE BELLE-ILE. L’occasion de découvrir que l’Océan est le berceau de la vie et couvre les trois quarts de notre planète bleue. Il est aussi vital pour notre santé et la santé de nos écosystèmes car 50% de l’Oxygène que nous respirons en provient. L’Océan est également essentiel pour l’équilibre du climat et indispensable pour l’économie mondiale.

Pour tout savoir de Tara Expéditions : www.taraexpeditions.org

Credit-F.Latreille-Tara Expeditions

Credit-F.Latreille-Tara Expeditions

Lancement du Record du TOUR DE BELLE-ILE Offshore virtuel !

Tuesday 9 December 2014

A vos agendas, la 8ème édition du TOUR DE BELLE-ILE aura lieu du 8 au 10 mai 2015 à La Trinité-sur-Mer. Alors, bloquez votre week-end et inscrivez-vous dès maintenant sur le www.tourdebelleile.com. En attendant, l’équipe du TOUR DE BELLE-ILE vous donne rendez-vous le 12 décembre à 19h sur le stand de Virtual Regatta sur le Nautic à Paris pour le lancement du Record du TOUR DE BELLE-ILE Offshore en partenariat avec Land Rover !

C’est parti ! Depuis une semaine, les inscriptions pour le TOUR DE BELLE-ILE 2015 sont ouvertes sur le www.tourdebelleile.com et l’on compte déjà 32 bateaux inscrits ! Cette année encore, l’épreuve accueillera tous les voiliers à partir de 6 mètres pour une belle régate de 42 milles autour de Belle-Ile que les plus grands voiliers boucleront en une poignée d’heures ! Et pour les autres, le TOUR DE BELLE-ILE, c’est une journée inoubliable de sport et de fête entre amis, en famille dans le décor exceptionnel de la baie de Quiberon et de Belle-Ile en Mer. Une seule et même ligne de départ pour tous, professionnels ou amateurs, le TOUR DE BELLE-ILE est pour vous !

Virtual Regatta, eol et Land Rover lancent Le Record du TOUR DE BELLE-ILE Offshore
Pour le lancement du jeu virtuel du TOUR DE BELLE-ILE, rendez-vous le vendredi 12 décembre à 19 heures sur le stand de Virtual Regatta (Hall 1 M31) sur le Nautic de Paris. Quand la plus grande communauté de voile au monde rencontre les participants de la plus grande course en France en nombre de bateaux inscrits, cela promet une belle soirée au Nautic ! L’occasion de partager un moment convivial autour d’un verre et de jouer avec toute l’équipe du TOUR DE BELLE-ILE qui sera sur le pont du 8 au 10 mai 2015 à La Trinité-sur-Mer.

Tentez le record virtuel et participez en réel le 9 mai prochain !

Le Record du TOUR DE BELLE-ILE Offshore en partenariat avec Land Rover, c’est aussi simple que le TOUR DE BELLE-ILE sur un parcours néanmoins élargi dans le golfe de Gascogne qui permettra aux joueurs d’affûter leurs réflexes de régatier pendant 3 à 5 jours de course virtuelle. « Nous avons été sensibles à la propositon de jeu virtuel que voulait développer l’organisateur. Cet aspect ludique, et également technique s’adressant à tous, correspond bien à l’image de la marque. Land Rover est heureux d’accompagner tous les joueurs pendant 5 mois et de retrouver cette immense communauté. Les participants du TOUR DE BELLE-ILE pourront ainsi s’entraîner et se retrouver une fois de plus à travers ce jeu unique en France », explique Adrian Knight, Directeur Marketing de Land Rover France.

Tous les inscrits au TOUR DE BELLE-ILE recevront un code personnel qui leur permettra d’obtenir des options gratuites sur Virtual Regatta. Une fois par mois, Virtual Regatta et le TOUR DE BELLE-ILE récompenseront le meilleur temps et le grand vainqueur du record virtuel sera invité à participer au TOUR DE BELLE-ILE du 8 au 10 mai à La Trinité-sur-Mer.

Inscriptions et informations sur : http://www.virtualregatta.com/index_tdbi2014.php

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” Un vrai bon moment de voile”

Thursday 15 May 2014

Disputée dans des conditions particulièrement soutenues, la septième édition du Tour de Belle-Ile aura encore été une très belle réussite avec un beau vainqueur, Alain Gautier, et des participants ravis d’avoir vécu une journée de navigation intense et un week-end convivial. Bilan avec les organisateurs, Aurélie et Romain Pilliard.

Ce Tour de Belle-Ile 2014 aura été particulier avec des conditions soutenues qui vous ont conduit à prendre des décisions importantes le samedi matin, quel bilan en faites-vous ?

Effectivement, nous nous sommes retrouvés dans une situation particulière avant le départ et nous avons dû prendre des décisions en fonction de l’état de la mer et du vent, mais je pense que nous avons bien anticipé, parce que les prévisions que nous avions étaient bonnes. Au final, nous avons clairement pris la meilleure décision possible, tôt le matin du départ, c’est-à-dire d’envoyer le maximum de bateaux sur l’eau mais pas tous – les petits bateaux qui n’étaient pas équipés en hauturier n’étaient pas prêts à affronter ces conditions, il était hors de question de prendre des risques – et de faire partir tout le monde sur le petit tour. C’était une décision sage que tout le monde a finalement bien comprise, nous sommes en outre satisfaits que chacun se soit montré responsable de son bateau, on a vu des skippers prendre de bonnes décisions individuelles en ne partant pas ou en rentrant au port parce qu’ils savaient que ce n’était pas un temps pour eux. Nous tenons aussi à remercier tous les équipages ‘non partants’ qui nous ont proposé un coup de main à terre et qui sont restés tout le week-end pour participer à cette grande fête. C’est aussi ça l’esprit du Tour de Belle-Ile.

Dans ces conditions, votre équipe de sécurité a-t-elle été davantage sollicitée ?
Pas tellement plus que les autres années. Des démâtages, petites avaries ou  collisions, il y en a toujours un peu, quelles que soient les conditions, mais le dispositif de surveillance a bien fonctionné. Nous avons une équipe qui connaît bien son métier, deux personnes sont tombées à l’eau et ont tout de suite été récupérées, ce qui prouve que nous sommes autonomes, nous parons nous-mêmes aux incidents, prêts à intervenir, nous sommes fiers de ça. Bien évidemment, la SNSM se tenait prête à intervenir si besoin. Nous tenons vraiment à féliciter notre équipe parce que cette année, c’était très physique avec une mer formée, la journée a été longue, les interventions difficiles, la mise en place des bouées aussi s’est avérée plus compliquée. Sans oublier le comité de course qui a passé la journée en mer en statique, ce n’était pas évident, donc un grand bravo à tous.

Finalement, les marins ont tous confié avoir pris beaucoup de plaisir sur ce Tour de Belle-Ile venté, preuve de sa réussite ?

Oui, dans des conditions comme ça, avec le front qui est passé le matin, il y a un côté « On part à la guerre », ce n’est pas facile de se mettre en route, de faire chauffer le diesel, mais finalement, cela a donné un moment de navigation intense. En plus, dans l’après-midi, le ciel s’est découvert, c’était le temps breton dans toute sa splendeur avec 25-30 nœuds de vent établi sous le soleil. Au final, ils ont tous en tête le bord de spi magique le long de la côte de Belle-Ile, des Poulains aux Galères en passant devant Sauzon et Palais, ils se sont tous réjouis de ces conditions. Et tous ceux qui ont fait le petit tour alors qu’ils devaient faire le grand ont été très contents, parce que le spectacle était encore plus impressionnant que d’habitude avec toute la flotte le long de Belle-Ile. Les concurrents ont bien compris que les conditions de mer à l’ouest de Belle-Ile étaient difficiles

Autre satisfaction, le record d’inscrits (517). Certes, tous ne sont finalement pas partis, mais cela prouve que le succès du Tour de Belle-Ile ne se dément pas…

Oui, c’est important, nous cherchons à satisfaire tout le monde, sur l’eau et à terre, nous faisons le maximum en préparation et en organisation, et voir tant d’inscrits montre que le Tour de Belle-Ile attire toujours. Et ce n’est pas fini, nous invitons tous les plaisanciers à nous rejoindre car c’est un moment unique de prendre un départ magique au coeur de cette flotte. Il y en a pour tout le monde et pour tous les types de bateau, professionnels, acharnés de la régate et plaisanciers plus occasionnels. C’est un vrai bon moment de voile, un superbe spectacle, c’est le seul moment de l’année, la seule course qui permet ça.

Avez-vous accueilli beaucoup de monde sur le village cette année ?
Oui et cela nous tient particulièrement à cœur de pouvoir accueillir le maximum de monde dans un espace que nous voulons ouvert à tous. Nous proposons chaque année des animations nouvelles sous le chapiteau pour intéresser les visiteurs à la course et leur faire passer un bon moment : cette année, c’était un suivi de la course via Twitter, des photos et des vidéos sur les écrans, la possibilité de se prendre en photo, un vrai succès ! Nous invitons d’ailleurs les participants à venir en famille, cette année, beaucoup de personnes sont venues rejoindre leurs amis, leur famille et ont participé à la fête le samedi soir, c’était vraiment sympa.

Vous avez renouvelé pour la quatrième fois de suite l’opération Appel d’Air, comment cela s’est-il passé ? Nous avons eu un peu moins de finances pour Appel d’Air cette année, parce que certains sponsors ont arrêté de nous suivre, ce sera un gros challenge pour l’année prochaine de continuer cette opération pour emmener ces enfants participer au Tour de Belle-Ile. La mairie de La Trinité-sur-Mer, sensible à cette opération, nous a aidé cette année pour l’accueil de ces six enfants suivis par l’hôpital Necker à Paris. Ils ont découvert la navigation le vendredi, et même pour certains le TGV ! Ils n’ont certes pas fini le Tour de Belle-Ile samedi, mais ils ont tous pris le départ, ils étaient très contents, ils ont vécu une vraie aventure loin de chez eux, de leur famille et de l’hôpital. Nous sommes très attachés à cette opération et nous allons tout faire pour qu’elle se poursuive.

Le Tour de Belle-Ile ne se ferait pas sans partenaires, comment vivent-ils l’épreuve ?
Nous recevons nos partenaires entre le vendredi et le dimanche. Cette année, nous en avons accueilli de nouveaux, comme Vuarnet et Lierac, dont la présidente en personne est venue remettre un prix. Elle a d’ailleurs participé activement au Tour de Belle-Ile. Certes, elle n’a pas pu régater, car le bateau France n’est finalement pas sorti à cause des conditions, mais elle est venue voir le départ sur un bateau accompagnateur et a vraiment apprécié l’ambiance et les valeurs dégagées par ce Tour de Belle-Ile. Le Président de Land Rover France, ainsi qu’Arthur De Soultrait, fondateur de Vicomte A., les équipes de La Réunion Aérienne et leurs clients étaient présents tout ce beau week-end. Leur retour a été très positif, je pense qu’ils ont tous vécu un moment assez exceptionnel.

Pour finir, parlons de l’édition 2015, qui aura lieu le samedi 9 mai, quelles sont vos perspectives de développement ?
Nous cherchons très clairement un partenaire majeur pour être un peu plus confortables sur l’organisation et nous aider à développer certaines choses, parce que le budget reste assez limité. Nous cherchons toujours à innover et pour cela, nous avons forcément besoin de moyens. Cette année, l’un des objectifs était notamment d’améliorer notre contact avec les participants car tous sont aussi importants à nos yeux. Nous avons donc mis en place un système d’information par SMS qui a bien fonctionné, ils ont reçu des alertes sur les heures du briefing, de l’apéro ou de la remise des prix, mais aussi sur l’avenant du samedi matin. L’année prochaine, le 8 mai étant férié, nous aurons encore un week-end de trois jours, nous attendrons donc beaucoup de monde, j’espère que les professionnels pourront se libérer dans leur emploi du temps, parce que le Tour de Belle-Ile, c’est aussi ce mélange entre amateurs et professionnels de la course au large. Nous sommes d’ailleurs ravis de la victoire d’Alain Gautier, qui nous est fidèle depuis plusieurs années.

 

 

Rendez-vous le 9 mai 2015 !

Sunday 11 May 2014

Le Tour de Belle-Ile 2014 s’est achevé dimanche par un apéritif ensoleillé offert aux centaines de participants venus assister à la remise des prix à La Trinité-sur-Mer. Une remise des prix qui a notamment couronné Alain Gautier, vainqueur la veille sur Sensation Océan, et Armel Tripon, lauréat du Prix Michel Malinovsky récompensant le premier monocoque. La huitième édition aura lieu le 9 mai 2015.

« Un grand bravo aux organisateurs et au comité de course qui ont eu le cran de faire partir tous les bateaux, ce qui, au regard, des conditions, n’était pas évident ». Au moment de recevoir le magnifique vase Baccarat récompensant le vainqueur toutes catégories du Tour de Belle-Ile, Alain Gautier, premier samedi sur Sensation Océan à la moyenne de 18 nœuds, a rappelé le caractère particulier d’une septième édition courue dans des conditions particulièrement soutenues. La décision de lancer le départ dans un vent fort de 25 nœuds a d’ailleurs été unanimement saluée par tous les participants qui auront eu leur lot de sensations fortes dans une baie de Quiberon ventée mais finalement ensoleillée. « C’était un magnifique Tour de Belle-Ile », soulignera Yves Le Blévec qui sait de quoi il parle, lui qui n’a manqué que la première édition, et s’est classé deuxième cette année sur Actual.

Le barbecue et la fête de samedi soir sous le chapiteau de l’espace du Tour de Belle-Ile auront été bienvenus pour prolonger les débats qui se sont achevés dimanche en début d’après-midi lorsque Romain et Aurélie Pilliard, les organisateurs, ont clôturé la traditionnelle remise des prix. Comme depuis quatre ans, ce sont les enfants accueillis dans le cadre d’Appel d’Air qui, les premiers, ont eu les honneurs du podium et des applaudissements nourris de l’assistance venue en nombre suivre sous le soleil cette remise des prix, les organisateurs rappelant leur attachement à une opération, soutenue par les partenaires de la manifestation, qui mobilise de nombreux bénévoles.

Alain Gautier, arrivé le premier samedi en 2h09’09’’ sur Sensation Océan, a ensuite ouvert le bal des vainqueurs récompensés, précédant notamment Armel Tripon, lauréat du prix Michel Malinovsky décerné au premier monocoque, heureux du « bon début » de son nouveau 60 pieds Imoca Imagine, baptisé vendredi, ou Sébastien Rogues, premier en Class 40 sur GDF-Suez qui remerciera les organisateurs « d’offrir le spectacle exceptionnel » d’une ligne de départ réunissant autant de bateaux.

Au final, sur les 435 unités autorisées à prendre le départ samedi à 11h18, 274 ont franchi la ligne d’arrivée de cette septième édition, le dernier, l’Océanis 31 Gov Bihan, arrivé à 19h59, ayant bouclé les 39 milles du petit Tour en 9h41. Des prix spéciaux ont également été attribués, notamment celui de l’élégance à l’équipage d’Aloha 2, splendide Code 1 tout juste sorti de chantier et barré samedi par Jean-Pierre Dick, ou celui de la femme, remis par Farida Daoud Almadowar, présidente de Liérac, nouveau partenaire du Tour de Belle-Ile cette année, qui s’est réjouie de voir autant d’équipières (492 cette année) participer à la course. Restait à annoncer la date de la huitième édition, ce sera le 9 mai 2015. Le rendez-vous est pris…

Saturday 10 May 2014

Alain Gautier, le Tour de Belle-Ile express !

C’est dans des conditions très soutenues mais finalement en grande partie sous le soleil que s’est courue samedi la septième édition du Tour de Belle-Ile. Sur le parcours du petit Tour (39 milles), la victoire est revenue en 2h09’09’’au trimaran Sensation Océan barré par Alain Gautier, tandis que pour sa première course à la barre de son 60 pieds Imoca Imagine, Armel Tripon a terminé en tête des monocoques.

Les éditions du Tour de Belle-Ile se suivent et ne se ressemblent pas ! Un an après un Tour disputé dans la pétole et sous un grand soleil, la pluie et un fort vent étaient en effet au rendez-vous tôt samedi matin au moment où les 517 équipages inscrits rejoignaient, capuche sur la tête et café chaud à la main, leur bateau sur les pontons de La Trinité-sur-Mer et des ports environnants. Des conditions qui conduisaient le comité de course à rapidement prendre la sage décision de ne lancer la flotte que sur le petit Tour (39 milles au lieu de 42) et de garder au port les plus petites unités.

Les uns derrière les autres dans le chenal de La Trinité, les 435 bateaux autorisés à partir ont finalement rejoint en procession la ligne et c’est à 11h18, avec un retard d’un peu plus d’une heure sur l’horaire prévu en raison du passage d’un front très nuageux, que le départ a pu être donné dans un vent soutenu d’ouest-sud-ouest de 25 nœuds, monocoques à bâbord du bateau-comité, trimarans à tribord. Tribord amure, un ris dans la grand-voile et foc à l’avant, Sensation Océan, le trimaran Orma skippé par Alain Gautier prenait rapidement les commandes de la flotte, suivi par Actual, le Multi50 d’Yves Le Blévec, au moment où le ciel se déchirait pour laisser passer des premiers rayons de soleil qui s’inviteront finalement à la fête tout le reste de la journée, offrant chaleur et réconfort aux valeureux équipages ayant décidé de régater.

Plus grand, Sensation Océan ne cessera dès lors de creuser l’écart, atteignant les Poulains en à peine plus d’une heure avant de s’offrir un bord de reaching le long de Belle-Ile à 30-35 nœuds vers les Galères puis de remettre le cap vers la Teignouse, où il croisera la flotte des monocoques progressant au près en sens inverse. « Le moment le plus incroyable de notre Tour de Belle-Ile, commentera après-coup Alain Gautier, un grand sourire aux lèvres, nous avons littéralement transpercé la flotte des monocoques, nous à 25-30 nœuds tentant de trouver une place entre eux qui avançaient à 8 nœuds, c’est une image qui va rester dans les têtes de l’équipage pendant un bout de temps ! »

C’est finalement à 13h27’09’’, au bout de 2h09’09’’ d’un parcours express que Sensation Océan franchissait la ligne d’arrivée, vainqueur de cette septième édition, à 18,14 nœuds de moyenne et avec 9 minutes et 15 secondes d’avance sur Actual. Du côté des monocoques, au lendemain de son baptême, Imagine, le 60 pieds Imoca d’Armel Tripon, s’est logiquement imposé en 3h53’18’’, au grand bonheur d’un skipper qui aura passé un week-end riche en émotions sur le Tour de Belle-Ile, devant le Mach 45 Alternative Sailing (Nicolas Groleau) et GDF Suez, skippé par Sébastien Rogues, heureux d’avoir pu pousser son Mach 40, premier en Class 40, dans des conditions soutenues. Au moment où les premiers équipages commentaient leur régate sur les pontons, les moins rapides en étaient encore à s’offrir des glissades enivrantes le long de Belle-Ile, de quoi garder des souvenirs impérissables de ce septième Tour de Belle-Ile !

Ils ont dit :

Alain Gautier (Sensation Océan), vainqueur en 2h09’09’’ : « Je voudrais adresser un grand bravo au comité de course et à l’organisation, parce que ce n’était pas évident de lancer la course avec 500 équipages plus ou moins aguerris dans ce genre de conditions. Dans le monde dans lequel on vit, avec de plus en plus de contraintes et de règles, il fallait oser prendre cette décision, bravo à tous ! J’ai pris un très grand plaisir, surtout celui de faire plaisir à ceux qui étaient à bord. Les gens n’imaginent pas trop avec ces conditions ce que l’on ressent sur un tel bateau, c’était quand même tendu. Sur ces engins dans ces conditions, on n’est pas serein, même nous les pros, on sait qu’un tel trimaran peuvent chavirer, je suis bien placé pour le savoir ! Donc heureux de la victoire, mais surtout, avec les conditions que nous avons rencontrées, de ne pas avoir cassé le bateau et de d’être revenu avec un équipage en bon état. Je suis content de finir. Si en plus nous sommes premiers, c’est parfait ! »

Yves Le Blévec (Actual), deuxième en 2h18’24’’ : « C’était un Tour de Belle-Ile tonique, exactement comme on s’y attendait ! Ce qui est génial, c’est qu’au moment où nous sommes partis, le ciel s’est complètement dégagé, nous avons finalement eu une magnifique lumière pendant toute la course. Sinon, comme prévu, nous avons eu du vent fort, 25 nœuds, du coup pour nous, ce fut vraiment rapide. Le tout petit regret, c’est que nous n’ayons pas pu accrocher notre camarade Alain Gautier devant nous, mais 60 pieds contre 50, nous ne pouvions rien faire et je trouve que nous avons fait une super navigation, nous avons bien attaqué sans prendre de risques, je suis vraiment content. Je reviendrai l’année prochaine avec grand plaisir comme depuis 2009 parce que j’adore le Tour de Belle-Ile, ce ne sont que des belles images et des bons moments partagés ! »

Armel Tripon (Imagine), premier monocoque en 3h53’18’’ : « Première course et première victoire pour Imagine, nous partions pour découvrir le bateau dans des conditions musclées, nous avons connu un départ très piano, puis pris peu à peu la mesure du bateau, nous avons passé un super moment. Le bateau se comporte très bien, il est très doux à la barre, c’est un vrai plaisir, je ne retiens que des points positifs de la journée. Au final, entre le baptême et la course, j’ai passé un week-end chargé d’émotions, je suis heureux d’avoir vécu tout ça ici à La Trinité sur le Tour de Belle-Ile. »

Sébastien Rogues (GDF Suez), troisième en monocoque en 4h32’02’’, premier en Class 40 : « Nous avons vécu un Tour de Belle-Ile plus que musclé, avec beaucoup de vent et un peu de mer, mais au final de bonnes conditions. C’était notre première navigation de la saison aussi ventée, nous avons pu voir plein de choses, faire de belles pointes de vitesse, jusqu’à 24 nœuds, nous nous sommes fait plaisir. C’est quand même extraordinaire de réunir autant de bateaux sur une ligne de départ. »

 

Alain Gautier : « Bravo à tous ! »

Saturday 10 May 2014

Le septième Tour de Belle-Ile est pour Alain Gautier ! Souvent placés ces dernières années, le skipper de Sensation Océan et son équipage se sont imposés samedi sur le petit Tour, bouclant les 39 milles en 2h09’09’’, à 18,14 nœuds de moyenne. Forcément une satisfaction pour le Lorientais qui salue au passage la décision des organisateurs de lancer la course malgré des conditions musclées.

 Alain, vous aviez terminé deuxième en 2011, quatrième les deux années suivantes, vous voilà premier cette année, on vous imagine heureux de cette victoire sur le Tour de Belle-Ile ?
Oui, la victoire, c’est très bien, mais avec les conditions que nous avons rencontrées aujourd’hui, c’était surtout important de ne pas casser le bateau et de revenir avec un équipage en bon état parce qu’avec ce genre d’engin, on est vite en vrac. La victoire, nous y pensions, nous étions très focalisés dessus, mais comme le bateau souffre un peu dans ces conditions, je suis d’abord content de finir. Si en plus nous sommes premiers, c’est parfait !

Vous terminez 7 minutes devant Actual, y a-t-il eu match entre vous ?
Surtout au départ, nous sommes partis assez proches l’un de l’autre, mais après, forcément, comme notre bateau est plus grand, nous avons fait la course en tête. Nous aurions aimé avoir un peu plus de bagarre, mais tant pis pour les absents, ils ont raté une très très belle édition. Et surtout, je voudrais adresser un grand bravo au comité de course et à l’organisation, parce que ce n’était pas évident de lancer une course avec 500 équipages plus ou moins aguerris dans ce genre de conditions. Dans le monde dans lequel on vit, avec de plus en plus de contraintes et de règles, il fallait oser prendre cette décision, bravo à tous !

Racontez-nous ces deux heures de navigations à grande vitesse…
Le comité avait décidé sagement de nous envoyer sur le petit Tour de Belle-Ile, ça revient presque au même niveau distance (39 contre 42 milles, ndlr), le vent était comme souvent un peu plus fort que sur les fichiers, 25 nœuds établis. Heureusement, une bascule nous a permis de ne faire qu’un bord jusqu’au chenal de la Teignouse, ensuite nous avons eu trois bords à tirer pour aller jusqu’à la nord Poulains, il a alors fallu faire attention aux cailloux qui n’étaient pas loin. Jusque-là, nous étions un ris dans la grand-voile et petit foc, nous avons empanné, déroulé le génois plutôt que le gennaker, parce qu’il y avait de bonnes rafales sous Belle-Ile et que nous avions un peu d’avance sur Actual. Nous avons fait un très beau bord de reaching entre 30 et 35 nœuds jusqu’à la bouée de la pointe de Kerdonis, de nouveau empanné pour un nouveau bord de reaching jusqu’au chenal de la Teignouse où nous avons sans doute vécu le moment le plus incroyable du Tour, lorsque nous avons transpercé la flotte des monocoques qui étaient en train de passer la bouée sur le chemin aller. Nous à 25-30 nœuds tentant de trouver une place entre eux qui avançaient à 8 nœuds, c’est une image qui va rester dans les têtes de l’équipage pendant un bout de temps ! Pour finir, nous avons déroulé tranquillement le chenal jusqu’à la dernière bouée avant un dernier reaching pour terminer en beauté.

Les manœuvres dans ces conditions, ça devait être chaud !
Oui, au niveau équilibre du bateau, la combinaison petit foc-un ris dans la grand-voile n’était pas idéale pour faire les virements de bord. Nous avons perdu un peu de temps, mais c’est normal, sur Sensation Océan, l’équipage est composé en partie de gens qui se font plaisir pour venir naviguer, pas forcément aguerris, nous n’étions que trois professionnels. Donc il faut bien décomposer les manœuvres pour ne pas se retrouver dans des situations fâcheuses.

A l’arrivée, beaucoup de plaisir ?
Oui, surtout celui de faire plaisir à ceux qui étaient à bord. Les gens n’imaginent pas trop avec ces conditions ce que l’on ressent sur un tel bateau, c’était quand même tendu. Sur ces engins dans ces conditions, on n’est pas serein, même nous les pros, on sait qu’un tel trimaran peut chavirer, je suis bien placé pour le savoir ! Il faut être extrêmement concentré et vigilant. Donc je suis très heureux de leur avoir fait plaisir, et je pense que ceux qui ont vu le spectacle quand on a traversé la flotte des monocoques s’en souviendront comme nous !

Un Tour de Belle-Ile record et venté !

Friday 9 May 2014

Le départ de la septième édition du Tour de Belle-Ile sera donné samedi à 10h, avec 517 bateaux attendus sur la ligne, nouveau record de la course. Et contrairement à l’année dernière, le vent sera au rendez-vous !

Record battu ! Avec 517 inscrits, la septième édition du Tour de Belle-Ile fait mieux que le cru 2012, qui avait vu 504 unités s’élancer en Baie de Quiberon. Une grosse satisfaction pour ses organisateurs et la confirmation que le Tour de Belle-Ile est bien la plus grande course de voile en France au nombre de participants. Ce vendredi soir, le soleil était au rendez-vous au moment où Aurélie et Romain Pilliard ont ouvert le briefing des skippers dans la tente bondée de l’espace dédié à l’épreuve sur le port de La Trinité-sur-Mer.

 Un briefing au cours duquel ils ont encore remercié leurs nombreux partenaires, sans lesquels le Tour n’existerait pas, et se sont félicités d’accueillir, comme chaque année, des professionnels de la course au large, tels qu’Alain Gautier, Jean-Pierre Dick, Yves Le Blévec, Sébastien Rogues, Catherine Chabaud ou Armel Tripon qui, quelques minutes plus tôt, venait de baptiser avec beaucoup d’émotion son 60 pieds Imoca Imagine, mais également des bateaux mythiques, dont le ketch Pen Duick II, vainqueur avec Eric Tabarly à sa barre de la Transat anglaise il y a tout juste 50 ans. Mais si le succès du Tour de Belle-Ile se confirme d’édition en édition, c’est avant tout grâce à ses centaines d’amateurs, régatiers confirmés ou plaisanciers occasionnels, qui en apprécient la convivialité et la simplicité.

 Et c’est principalement à ces derniers que les organisateurs, mais aussi la direction de course, les membres du comité et du jury, ainsi que le maire de La Trinité-sur-Mer, Jean-François Guézet, se sont adressés vendredi soir, leur demandant la plus grande prudence sur l’eau et les rappelant aux règles les plus élémentaires de sécurité. Car les conditions météo s’annoncent assez musclées samedi au moment où sera donné le départ à 10h. Selon les derniers bulletins, 20 à 25 nœuds de vent de sud-ouest sont attendus sur la ligne, avant le passage d’un front froid qui occasionnera dans l’après-midi un vent forcissant de 23-27 nœuds avec rafales jusqu’à 35.

« Des conditions praticables pour beaucoup d’entre vous », selon Romain Pilliard, mais qui, grosse houle oblige derrière Belle-Ile, nécessitent de n’ouvrir le grand tour qu’aux unités de 8 mètres ou plus. La direction de course se réserve d’ailleurs la possibilité d’envoyer un avenant dans la matinée de samedi en cas de dégradation, pour l’instant pas prévue, des conditions. Pas de quoi cependant doucher l’enthousiasme des participants de cette édition record qui, comme chaque année, vont offrir un spectacle unique et magique. Bon vent à tous !

 Ils ont dit :

Yves Le Blévec (Actual) : « Je suis un fidèle du Tour de Belle-Ile puisque je les ai tous faits à part le premier. Le concept est vraiment génial, les choses qui s’énoncent bien marchent bien : tout le monde part en même temps sur la même ligne, c’est fabuleux, nous avons la chance d’avoir en baie de Quiberon un espace quasiment infini qui permet de faire partir tous les bateaux en même temps. La météo ? Il y aura du vent, ça ne nous inquiète pas, parce que Actual est un bateau conçu pour traverser les océans, ça va être assez humide et rapide, on a même réservé le restaurant pour déjeuner au retour ! »

Catherine Chabaud (Innovations bleues) : « J’adore le Tour de Belle-Ile, c’est le format idéal : une seule ligne de départ et un tour de l’île, c’est génial. J’aime en plus le côté convivial de la course, naviguer au milieu d’une telle flotte, c’est magnifique, rien que pour le coup d’œil des 500 bateaux sur la ligne de départ, ça vaut le détour ! Mais je n’oublie pas la régate : les enfants sont très motivés, on partira le mors aux dents, à fond dans la course ! »

 Jean-Pierre Dick (Aloha 2) : « C’est toujours un plaisir de revenir sur le Tour de Belle-Ile, de participer à cette belle course qui constitue un beau moment d’émotion et une vraie communion. Ce qui fait la magie du Tour de Belle-Ile, c’est à la fois le spectacle de l’île et des 500 bateaux qui tournent autour. Ça s’annonce humide et rapide, avec un vent assez fort qui va tourner, ce sera intéressant d’un point de vue stratégique, il va y avoir du jeu, ce ne sera pas qu’une course de chevaux de bois ! »

Charlie Capelle (A’Capella) : « Le Tour de Belle-Ile est notre première navigation sérieuse de la saison, le format est idéal car ça permet de ne pas partir trop loin et de faire naviguer du monde à bord d’A Capella. La course s’annonce un peu venteuse surtout derrière Belle-Ile, mais nos bateaux océaniques peuvent affronter ce genre de conditions. C’est merveilleux d’avoir autant de gens motivés qui viennent de tous les horizons, même de l’étranger, ça nous permet de montrer nos bateaux, notre passion pour la voile, c’est une belle journée en perspective pendant laquelle on va essayer d’être devant tous nos camarades qui courent en Multi 2000. »